RÉMY YULZARI

Objectif général 

Initiation et perfectionnement aux différentes expressions du Klezmer, musique traditionnelle des juifs d’Europe de l’Est. 

Contenu pédagogique

> Apprentissage de morceaux, chansons du théâtre yiddish, morceaux de danses pour les célébrations et fêtes (mariages, anniversaires, bar-mitsva…), quelques pièces reprises de prières du cultes juif (Avinu Malkenu…), des chansons domestiques (berceuse, etc.).

> Travail du style, de la mélodie et des harmonies, des modes spécifiques, des ornements.

> Analyse générale du Klezmer à partir de l’écoute de sources audio, avec un apprentissage du répertoire. Il est possible d’amener des morceaux sous forme écrite ou audio souhaitant être travaillés pendant l’atelier.

CONTEXTE DU RÉPERTOIRE

La musique « klezmer » est celle que les baladins juifs ashkénazes colportaient de fête en fête, de « shtetl » (village) en ghetto, dans toute l’Europe de l’Est depuis le Moyen Âge jusqu’aux persécutions nazies et staliniennes du vingtième siècle. Elle s’inspire aussi bien de chants profanes et de danses populaires Au contact de musiciens slaves, tsiganes, grecs, turcs et -plus tard- du jazz, le klezmer a acquis une diversité et une sonorité caractéristique qui lui vaut aujourd’hui d’être reconnu et apprécié dans le monde entier. Le répertoire klezmer et yiddish invite le public à la danse et permet au musicien d’exprimer toutes les émotions humaines, de la joie au désespoir, de la piété à la révolte et du recueillement à l’ivresse, sans oublier l’humour juif et… l’amour! Depuis le 21ème siècle, une mention spéciale doit être faite aux nouvelles tendances qui incluent du klezmer ou se revendiquent, même de loin, de cette mouvance : il s’agit des multiples fusions avec des musiques occidentales contemporaines comme le reggae, le ska, le hip-hop, le drum’n bass, la disco, la techno, la house, le rap, le ragga, la jungle…

LE COLLECTAGE

Le collectage est devenu une urgence en voyant la génération de la Shoah disparaitre, avec elle toute la Yiddishkeit s’en aller. Dès les années 70 des musiciens et ethnomusicologues ont commencé ce travail de collectage, à commencer par le YIVO à NY (Yiddish Institute for Jewish Research – YIVO en Yiddish). Des personnes comme Zev Feldman ont fait plusieurs travaux de collectage sur le terrain pour récolter les sources des dernières personnes sur place encore vivantes.

LE RÔLE DE LA TRANSMISSION

De nombreux musiciens d’Europe de l’Est ont émigré aux USA, fuyant les pogroms, comme Dave Tarras ou Naftule Brandwein. Ils ont continué à jouer cette musique aux USA pour la communauté dans le cadre des célébrations de la vie juive, puis sur scène. Comme toutes les traditions orales, celle-ci s’est modifiée au contact notamment du jazz aux USA, donnant un style particulier qu’on ne trouve pas dans les transmissions qui ne sont pas passées par les Etats-Unis (ex: German Goldenshteyn, avant d’arriver aux USA en 1994). Depuis, de nombreux recueils de klezmer ont fait leurs apparitions, mais il manque toujours l’essentiel que l’écrit ne peut pas transcrire : le style, le phrasé, etc. Ces recueils sont précieux et permettent de découvrir du répertoire à condition de connaitre le style, ou d’avoir des sources sonores fiables.

LA RETRANSMISSION

La retranscription est limitée, car il est difficile d’écrire le phrasé, le style, le tempo et le rythme qui n’est pas vraiment carré (ex: la Hora klezmer est entre un 3/4 et un 5/8). Difficile également de transcrire les ornements (krekhts, trilles plus ou moins serrées). La partition n’est là que comme un aide-mémoire ou découvrir du répertoire, mais l’oralité est indispensable.

CONDITIONS DE PARTICIPATION

> Attention : atelier uniquement INSTRUMENTAL.
> Le stage est ouvert à tous, sans limite d’âge ni de niveau dans le style.
> Il faut savoir où sont toutes les notes sur son instrument, être à l’aise avec son instrument et pouvoir jouer des mélodies sans trop de difficultés (tenir un morceau du début à la fin sans s’arrêter et sans effort).

> INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT <

BIOGRAPHIE

Le contrebassiste et compositeur Rémy Yulzari réinvente le rôle la contrebasse comme instrument soliste aux multiples facettes. Puisant dans sa propre histoire, il créé un style personnel au large éventail de couleurs et de styles basé sur l’improvisation et la créativité. Rémy Yulzari utilise également l’accordéon, le mélodica et le piano sur scène. Il s’est produit dans des salles prestigieuses de plusieurs pays, de l’Angleterre aux États-Unis, d’Israël à la Russie, jusqu’à Taiwan et au Japon, ainsi que dans de nombreux festivals. Membre fondateur de plusieurs ensembles balayant un large éventail de styles, il a sorti sept albums, dont deux comme leader (Enigme Eternelle, Azafea), et deux avec son trio Klezele (Freylekh From Vladivostok et Mosaïque). Il a enregistré la bande originale du film «L’Empreinte» avec son Quintette Monsolo ainsi que deux albums d’oeuvres de musique de chambre de G. Onslow et J. S. Bach pour le label Polynmie. Il est également titulaire du Certificat d’Aptitude (Master d’Enseignement musical) du CNSM de Lyon et Artist Diploma de la prestigieuse Julliard School de New-York. Il est régulièrement invité à donner des masterclasses de contrebasse, musique de chambre et de musique klezmer au Japon (Koshin RKC Hall) et partout en France. Il enseigne au Pôle Supérieur de Paris, succédant à Ibrahim Maalouf.

Www : http://yulzari.com

Facebook : https://www.facebook.com/RemyYulzariBassist

Extrait vidéo : https://youtu.be/Y5DbeNd_j8c?t=211

Extrait audio n°1 : http://yulzari.com/wp-content/uploads/2012/07/Trio-klezmer-_-nigun.mp3