MARIA ZOPOUNIDIS & ENSEIGNANTS GRECS

Chants séfaradeS ET RéPERTOIRES ASSOCIES
DU 1er au 10 MARS 2026 *
THESSALONIQUE – GRÈCE

En partenariat avec l’Université de Macédoine & l’Institut Français de Thessalonique
Avec : Sokratis SINOPOULOS, Nikos TZANNIS-GINNERUP,  Anastasia TSAKIRIDOU, Dimitris MYSTAKIDIS, Antonis ARTSALIS-GINNERUP
et Maria ZOPOUNIDIS

*Le contenu pédagogique est actuellement en cours de création

CONTEXTE

A la différence d’autres traditions musicales, les chants judéo-espagnols ne constituent pas un ensemble stylistique homogène. Cette diversité, due à la fois à leur histoire, à la multiplicité des aires géographiques où ils se sont développés et aux nombreuses influences qui les traversent, laisse une grande part de liberté aux interprètes, liberté qui demande cependant à s’inscrire dans un cadre cohérent et fidèle à l’esprit qui les anime.

CRITÈRES D’ÉLIGIBILITÉ ERASMUS+

Pour participer à cette formation et bénéficier du programme ERASMUS+, vous devez correspondre à l’un de ces critères :
– avoir le statut de demandeur d’emploi,
–  être reconnu travailleur handicapé,
–  perçevoir des minimas sociaux.
Chaque situation est unique et nous avons tenu compte des profils particuliers en fonctions des critères exigés.
Pour tout renseignement supplémentaire, merci de nous contacter (contact@iimm.fr)

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OBJECTIFS

  • Se familiariser avec le monde poétique et musical des chants judéo-espagnols dans leur diversité, en intégrant le contexte historique, sociologique et géographique dans lequel ils s’inscrivent.
  • Approcher les différentes branches du répertoire et leurs spécificités : des romances trouvant leur origine dans l’Espagne médiévale aux kantigas nées à Salonique ou Istanbul au XXe siècle, des chants d’amour profanes aux coplas rythmant les fêtes religieuses.
  • Respecter les contraintes – et les libertés – modales du répertoire (sauf pour les chants, souvent plus récents, relevant de l’univers tonal) : continuité et différences entre les modes musicaux de l’Espagne médiévale, les modes arabo-andalous, les modes orientaux et/ou ottomans.

DÉMARCHE PÉDAGOGIQUE

Maria Zopounidis proposera l’apprentissage de divers chants durant la formation. Ce travail alternera des temps d’apprentissage collectif et des temps d’interprétation individuelle.
Un temps sera consacré à l’écoute et l’analyse comparative des chants et de leurs diverses interprétations possibles en fonction de l’aire géographique et de l’époque (des premières décennies du 20e siècle à aujourd’hui…)
L’atelier se déroulant essentiellement de façon orale, il ne nécessite pas de connaissance en lecture musicale. Cependant les partitions correspondant aux chants étudiés seront distribuées autant que possible.
La formation pourra s’achever sur une présentation par les participants du travail accompli durant la semaine, reprenant les principaux chants étudiés.

CONTENUS 

  • Préparation corporelle : détente du corps et prise de conscience des éventuels points de blocage, ancrage et fluidité gestuelle.
  • Ecoute, disponibilité, intériorisation et concentration, présence à soi-même et à l’auditoire.
  • Echauffement et travail vocal : la souplesse et l’agilité, l’ornementation et les mélismes, en fonction des chants abordés et dans le respect des modes.
  • Apprentissage et interprétation de quelques chants judéo-espagnols des différents rameaux constitutifs du répertoire : romances issues de la tradition médiévale espagnole, kantigas. Coplas.
  • Les chants de la tradition salonicienne (et plus largement de la Méditerranée orientale) : similitudes et différences avec les chants de la tradition occidentale, nord du Maroc essentiellement.
  • Les possibilités d’interprétation, d’accompagnement et l’art de l’ornementation selon les aires géographiques, les époques et les choix des interprètes.
  • Les interprétations contemporaines : suivre les tendances et « l’air du temps », et/ou s’ouvrir à sa propre singularité : trouver sa voie/voix tout en respectant les spécificités du répertoire.
  • Travail sur la langue : la prosodie, la (ou les…) prononciation(s) spécifique(s) du judéo-espagnol au regard du castillan, les mots que l’on souhaite mettre en avant en fonction de leur sens et de l’émotion que l’on transmet.
  • Approche rythmique de l’accompagnement à la percussion digitale : chanter en s’accompagnant.

CONDITIONS DE PARTICIPATION

  • Bonne pratique du chant et intérêt pour le répertoire abordé dans sa diversité (pas de connaissance théorique  nécessaire).
  • Une connaissance, même superficielle, de l’espagnol et/ou du judéo-espagnol facilitera le travail et l’apprentissage des chants.
  • Ouvert aux amateurs et professionnels, lecteurs ou non-lecteurs de partitions.
    Les instrumentistes sont également bienvenus, s’ils souhaitent s’accompagner et/ou interpréter les intermèdes instrumentaux des chants abordés.
  • Si possible, venir avec une percussion (tambour sur cadre comme bendir, daf, tambourin).

HORAIRES :
10h00 – 13h00 & 14h00 – 16h00

* Sous réserve du contexte international et d’un nombre suffisant d’inscriptions.

BIOGRAPHIES

MARIA ZOPOUNIDIS 

Maria Zopounidis grandit en Grèce où elle baigne, depuis son enfance, dans une double culture musicale : son père, grec pontique, lui transmet les chants traditionnels de Grèce, d’Asie Mineure et de la mer noire dont ils sont originaires ; sa mère, pianiste franco-italienne, lui enseigne le piano et lui donne une éducation musicale classique.

Elle arrive en France afin de poursuivre ses recherches musicales et obtient en 2018, le Diplôme d’études Musicales en chant lyrique au CRR d’Avignon. Elle se perfectionne à l’Institut Supérieur des Arts de Toulouse où elle obtient, en 2022, le Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien en chant lyrique dans la classe de Sophie Koch et Didier Laclau-Barrère. Elle obtient également sa Licence en Musicologie à l’université de Toulouse Jean Jaurès et le Diplôme d’État en chant lyrique. En 2021 elle gagne le prix Espoir de l’Académie Internationale Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et en 2022, elle débute sa carrière de chanteuse professionnelle avec le Chœur National du Capitole de Toulouse. En 2023 et 2025, Maria incarne le rôle de Susanna dans les Noces de Figaro de Mozart à l’occasion du festivalNuits Musicales en Armagnac.

Son amour pour le chant ancien de transmission orale l’amène à suivre, en 2022, le cursus Chants sacrés et profanes des traditions séfarades et Al-Andalus auprès de Françoise Atlan, à l’Institut International des Musiques du Monde à Aubagne, où elle obtient en novembre 2023 son Diplôme d’Études Musicales. Depuis, elle enseigne en tant qu’assistante auprès de Sandra Bessis dans le cursus Chants de la tradition séfarade judéo-espagnole et approche des répertoires associés de l’Institut International des Musiques du Monde à Aubagne. Elle y enseigne également depuis 2022 le grec moderne dans le cursus Chants de Grèce et d’Asie Mineure dirigé par Maria Simoglou. Maria a également validé le Master en Musicologie à l’Université Jean Jaurès de Toulouse et a communiqué auprès de Florence Mouchet, maître de conférences en musicologie médiévale, au colloque Musiques modales d’aujourd’hui et d’hier, organisé en avril 2023 à l’Abbaye de Sylvanès. Depuis juin 2023, Maria collabore avec différents artistes de la scène des musiques du monde, notamment Soroush Kamalian, poly-instrumentiste iranien et Bruno Allary, guitariste et directeur artistique de la Compagnie Rassegna.

NIKOS TZANNIS-GINNERUP

Né le 21 juin 1959 à Athènes, en Grèce, il grandit dans un environnement où l’architecture et la musique occupent une place essentielle dans son parcours.

Il effectue ses études secondaires au Moraitis School – Athens Model Lyceum, dont il est diplômé en 1977. Il poursuit ensuite des études supérieures en architecture et obtient, en 1988, son diplôme de la Royal Danish Academy of Fine Arts – School of Architecture (Det Kongelige Danske Kunstakademi – Kunstakademiets Arkitektskole) à Copenhague.

Parallèlement à son parcours académique, il développe très tôt une formation musicale approfondie. En 1976, à Athènes, il étudie la lyra crétoise auprès du maître Manolis Perrakis (alors âgé de 83 ans) et se forme simultanément au luth crétois. En 1978, à Copenhague, il étudie le saz sous la direction de Yüksel Isik, participant à des concerts de musique crétoise avec Kyriakos Kladakis et collaborant à des performances de musique folklorique turque.

Entre 1988 et 1993, à Istanbul, il suit des cours privés de lyra d’Istanbul (kemençe classique) et de tanbur auprès du maître İhsan Özgen, approfondissant ainsi sa connaissance des traditions musicales ottomanes et d’Asie Mineure.

Son parcours artistique est marqué par de nombreuses collaborations. De 1992 à 1996, il collabore avec le lieu culturel « MYLOS » à Thessalonique. De 1994 à 2000, il est cofondateur et membre de l’ensemble « Kirmizi Gül », aux côtés de Kyriakos Tapakis, Baris Bal, Irini Kritharidou et Loukas Metaxas.

Entre 1995 et 2001, il travaille avec Drosos Koutsokostas, Markos Skoulios, Giorgos Mavrommatis, Paschalis Arvanitidis, Lefteris Pavlou et Giorgos Psaltis, présentant notamment des œuvres de Selanikli Ahmet Efendi (Thessalonique 1870 – Istanbul 1928).

Il participe également au projet « EL LA MAR AY UNA TORRE », consacré aux chants sépharades de Thessalonique, en collaboration avec David Saltiel et plusieurs musiciens. Parmi les concerts marquants figurent Haïfa (1996), la Salle de concert de la Radio de Vienne (1999) et Munich (2000).

En 2001, il participe à la Fondation Royaumont au colloque « Un siècle de musique : L’identité de la musique sépharade à la lumière de la discographie du XXe siècle ».

En 2003, il est cofondateur de l’ensemble « Perndelides », avec Ilias Andreoulakis, Thymios Atzakas, Christos Barbas, Matina Mastora et Loukas Metaxas, se produisant dans des lieux tels que « Sarai », « Amareion » et « Café Ellinikon ».

Il est également à l’initiative du projet « The Pear-shaped Lyras Meet » (Oi Achladoschimes Lyres Synantiountai) et participe au Festival Mate Thessaloniki en 2023.

Architecte de formation et musicien passionné, son parcours témoigne d’un dialogue constant entre création architecturale et exploration des traditions musicales méditerranéennes et orientales.

SOKRATIS SINOPOULOS

Le musicien grec  est un maître contemporain de la lyra, un instrument à archet dont les origines remontent à l’époque byzantine. Son jeu est délicat et nuancé, tout en étant profondément expressif, et sa maîtrise de l’instrument est largement saluée. Sinopoulos a collaboré avec de nombreux musiciens à travers le monde. Il évolue avec aisance entre les genres, passant du jazz et de la musique classique aux traditions populaires de la Grèce et de la Méditerranée orientale.

Né à Athènes en 1974, il a étudié la musique byzantine et la guitare classique dès son enfance, et a commencé la lyra en 1988 sous la direction de Ross Daly. Son talent remarquable s’est immédiatement révélé, et il a rejoint le groupe Labyrinthos de Daly un an plus tard. Il s’est montré particulièrement prolifique, participant à des enregistrements avec d’innombrables musiciens à travers le monde. En 1999, il a reçu le prix Melina Mercouri destiné aux jeunes artistes.

En 2010, il a fondé le Sokratis Sinopoulos Quartet avec le pianiste Yann Keerim, le contrebassiste Dimitris Tsekouras et le batteur Dimitris Emmanouil. Le premier album du quartet, « Eight Winds », produit par Manfred Eicher pour le label ECM Records, a reçu d’excellentes critiques à l’échelle internationale. Sokratis Sinopoulos est professeur assistant au Département de science et d’art de la musique de l’Université de Macédoine à Thessalonique, en Grèce.

DIMITRIS MYSTAKIDIS

Dimitris Mystakidis est un virtuose grec de la guitare folk qui, depuis 20 ans, poursuit sa quête personnelle des racines et des branches du rebetiko. Multi-instrumentiste, Mystakidis a collaboré avec un grand nombre d’artistes grecs, parmi lesquels compositeurs, musiciens et chanteurs, mais ses collaborations les plus durables ont été celles avec le compositeur et interprète Nikos Papos et son groupe « Loxi Falagga » (Oblique Phalanx), ainsi qu’avec le compositeur, auteur et interprète Thanasis Papakonstantinou.
Mystakidis est professeur au département d’études musicales de l’université de Ioannina. Il a publié deux livres, l’un pour le luth grec continental (Steryianó Laoúto) et l’autre pour la guitare folklorique grecque (Laikí Laoúto).

Mystakidis s’est produit dans des festivals de musique du monde et dans des salles de spectacle à travers l’Europe. En décembre 2006, il a sorti son premier album solo, « 16 Rembetika Tragoudia me Kithara “ (” 16 Rembetika pour guitare ») dans lequel, pour la première fois dans l’histoire de la musique grecque, des chansons de rébetiko ont été arrangées exclusivement pour la guitare folk. Ce travail a eu un tel impact que qu’aujourd’hui, de nombreux groupes de rembetiko suivent les traces de Mystakidis. World Music Network (Royaume-Uni) a présenté cet album et l’a inclus dans l’album Greek Café de Rough Guide en tant que CD bonus, tandis qu’Introducing a publié l’album en version numérique en 2012.

L’ardeur de Mystakidis à aborder le répertoire du rébetiko dans toute sa profondeur l’a conduit à publier, avec Evgenios Voulgaris, Apostolos Tsardakas et Theodora Athanasiou, un deuxième album, « Apsilies » (2009), avec des chansons de rébetiko de l’avant-guerre et de l’époque de Smyrna (Izmir), ‘Apsilies’ (2009) avec des chansons de rembetiko d’avant-guerre et de l’époque de Smyrne (Izmir) et son troisième album, ‘Psithirizontas to Rembetiko’ (‘Whispering Rembetiko’), avec Evgenios Voulgaris en 2013, avec des chansons de rébetiko arrangées pour guitare folk et tambour yayli.

NATASA TSAKIRIDOU

Natasa Tsakiridou est née en 1990 à Thessalonique. Elle a étudié le chant traditionnel grec auprès de Georgia Tenta au Département de science et d’art de la musique de l’Université de Macédoine, ainsi que la technologie des laboratoires médicaux à l’ATEI de Thessalonique. Elle a également étudié le chant traditionnel turc et le kaval au Conservatoire d’État de musique turque de l’Université Ege à Izmir (programme Erasmus+).

Elle a été membre du Laboratoire d’art vocal et de recherche de Spyros Sakkas. Elle est membre fondatrice des groupes Leftokaria (musique du Pont), Dilgeroudi (musique de Thrace) et Tanzimat Project (kafé aman et musiques d’Anatolie). Elle anime des ateliers et des séminaires de chant traditionnel et d’éducation musico-corporelle.

Elle a collaboré avec des institutions telles que l’Onassis Stegi, la Salle de Concert de Thessalonique, Orgelpark et le Festival Gaudeamus (Pays-Bas). Elle enseigne les disciplines Chant traditionnel et Ensemble vocal de musique traditionnelle dans la spécialité Musique traditionnelle grecque (musique folklorique).

ANTONIS PARTSALIS-GINNERUP

Antonis Partsalis-Ginnerup est né à Athènes en 2005 et a grandi à Thessalonique dans un environnement familial musical. Dès son plus jeune âge, il manifeste un intérêt pour la musique et commence à apprendre différents instruments, d’abord de manière empirique — à la manière des musiciens traditionnels — par l’observation, l’imitation, puis la participation active.

Parallèlement, il suit des cours auprès de Chrysostomos Vletsis et Iakovos Moysiadis pour le luth de Constantinople (lavta), de Dimitris Sgouros pour la lyra crétoise, ainsi que d’Antonis Fragiadakis, Giorgos Xylouris et Dimitris Sideris pour le luth crétois.

Il entre en contact avec divers genres musicaux, notamment les chants séfarades, en participant à différentes activités musicales. Dans certaines d’entre elles, il joue du luth de Constantinople aux côtés de David Saltiel (1931-2022). Il étudie également le chant byzantin au sein de l’association « Romanos o Melodos » sous la direction de Chrysostomos Vletsis. Ces dernières années, il s’est aussi consacré à la guitare électrique et acoustique.

Depuis 2025, il est étudiant au Département de science et d’art de la musique de l’Université de Macédoine à Thessalonique, avec une spécialisation en luth de Constantinople dans la classe du professeur Sokratis Sinopoulos.