LÉVON MINASSIAN

OBJECTIF

S’initier à la musique d’Arménie et au doudouk selon les méthodes traditionnelles.

CONTENU GÉNÉRAL

  • Histoire : Présentation de la musique d’Arménie, du répertoire sacré et traditionnel joués au doudouk.
  • Apprentissage de 5 modes fondamentaux : utilisation des tons, demi-tons, quart de tons, coma, doigtés, technique de souffle, ornementation, etc.
  • Travail surs les techniques du souffle, de respiration
  • Transmission de maître à disciple de différentes oeuvres
  • Les grands noms des poètes : Komitas, Koussan Ashot, Koussan Chaen, Hovannes Badalian, etc.
  • Les grands noms des doudoukistes : Vatché Hovsepian, Valodia Aruntyunian, Djivan Gasparian, Lévon Madoyan, etc.
  • La place de l’oralité : transmission, retranscription. Ces musiques sont également reprises, arrangées ou recomposées par les musiciens actuels.
  • Familiarisation avec le vocabulaire de la musique arménienne

CONDITIONS DE PARTICIPATION

  • Cette master classe est ouverte à tous, essentiellement pour ceux désirant s’initier au doudouk.
  • Il est impératif de venir avec son instrument.

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BIOGRAPHIE

Tous les dix ans devant 100.000 personnes, se tient à Gumri, deuxième ville d’Arménie et berceau du doudouk, « Le trophée des Maîtres », l’occasion pour un public connaisseur d’adouber ceux qui entrent dans le cercle très fermé des grands. En 2002, c’est à cette reconnaissance qu’eut droit Lévon Minassian.

Lévon Minassian est né à Marseille. Entouré d’une famille vivant dans le culte de la musique et baignant dans une communauté arménienne, il commence très jeune à jouer de la mandoline dans un groupe folklorique. A l’âge de 15 ans, avec entre les mains un doudouk ramené d’Arménie, il débute un long apprentissage qui se poursuivra en Arménie dès la fin des années 70, où il se rend plusieurs fois dans le but de travailler le doudouk avec les maîtres, notamment auprès de Djivan Gasparian et de Valodia Haroutiounian.

C’est alors avec beaucoup d’abnégation et de patience, et par amour pour cet instrument qu’il cherchera par ses propres moyens à en maîtriser toutes les subtilités. Petit à petit, il sera reconnu comme un des plus talentueux joueurs de doudouk au monde. Sa détermination et son talent le font repérer par des professionnels. En 1985, le compositeur Georges Garvarentz le sollicite pour la musique du film «Les mémoires tatouées». Une première collaboration pour le cinéma qui va être suivie de beaucoup d’autres, dont les bandes originales de «Mayrig» et «588 rue Paradis de Henri Verneuil», «L’Odyssée de l’Espèce» de Yvan Cassar, «Amen» de Costa Gavras, «La passion du Christ» de Mel Gibson…

En 1992, Lévon Minassian est sollicité par Peter Gabriel pour participer à son album «Us» puis pour ouvrir en solo les concerts de sa tournée mondiale «Secret world live tour». Un coup de projecteur qui va faire de lui un doudouguiste très prisé des grands noms de la variété (Charles Aznavour, Patrick Fiori, Hélène Segara, Christophe Maé, Daniel Lavoie) ainsi que des personnalités de la world music (Sting, I Muvrini, Simon Emerson, Manu Katché).

Parallèlement, Lévon Minassian entreprend un travail plus personnel avec le compositeur de danses et musiques de film Armand Amar. C’est avec lui qu’en 1998 il grave son premier album, «Lévon Minassian and Friends», conçu à partir de thèmes et mélodies traditionnelles profanes ou sacrées dans lesquels le doudouk dynamise son langage à la rencontre d’autres instruments du monde, du violon indien à l’oud. En 2005, son deuxième opus, «Songs from a world apart», donne au doudouk un nouveau statut d’instrument soliste et un espace musical hors du contexte traditionnel. Les arrangements révèlent de nouvelles couleurs au doudouk dialoguant avec des instruments invités accompagnés d’un orchestre symphonique, le Bulgarian Symphony Orchestra. En 1997 et 2017, il joue à l’Elysée, invité en tant que soliste par les présidents de la République Jacques Chirac et François Hollande.

En 2003, il est décoré Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le président Chirac. Lévon Minassian a contribué à ce que le doudouk s’inscrive dans les valeurs culturelles universelles.

C’est à ce titre qu’il intègre l’Institut International des Musiques du Monde en 2016 afin d’enseigner la musique d’Arménie et le Doudouk.