IBRAHIM AHAMET dit « BIBBI »

OBJECTIF GÉNÉRAL

Ce projet est un atelier d’initiation en chants et instruments musicaux traditionnelles Touareg. Seront mis à disposition des participants, les instruments traditionnels tels que l’Inzad (vièle monocorde traditionnelle), le Tendé (mortier), Calebasse et Djembé. Un regard de la pratique de ce répertoire à ce jour sera évoqué par une illustration à la guitare acoustique. Plus précisément, ce projet vise à initier les apprenants aux instruments Touareg d’hier à aujourd’hui.

RÉPERTOIRES ABORDÉS 

> Répertoire traditionnel vocal et instrumental (Chants d’amour « Tarhanine« , de Paix « Alhèr« )
> Répertoire sacré du désert vocal et instrumental (Chants ancestraux « Imeslane Ténéré » et de dévotions « Tehanguimite« ).

CONTENU PÉDAGOGIQUE

Durant les deux jours les bénéficiaires seront formés à   :

1 – Différentes techniques  :
> Techniques vocales : apprentissage de « Taglilite » (réservé aux femmes) et de « Teguerite » (réservé aux hommes)
> Techniques instrumentales liés à chaque instrument présenté et mis à disposition (technique d’archet)
> Techniques rythmiques : percussions corporelles (mains, poitrine et pieds), Calebasse (utilisation des bagues selon le rythme), Tendé (gestion du niveau d’eau, modulation et selection de la peau)
> Techniques d’improvisation : changements rythmiques et mélodiques

2 – Apprentissages de chants et morceaux :
> Chants liés à la pratique du Tendé – Traditionnel
> Chants « Tamiditine » (Mon essence)  –  Traditionnel « Tarhanine »
> Chant d’amour ( Timiditine)
> Chant de paix ( Niger Akalnine)
> Chant Ancestraux ( Imeslane Ténéré)
> Dévotion ( Achak )

3 – Présentation des instruments
> Présentation de l’instrument Tendé
Le Tendé, comme son nom l’indique en Tamasheq, c’est un objet utilitaire, un mortier traditionnel fabriqué par des artisans pour faire face au besoin de moudre le grain. C’est cet objet-là dont on recouvre l’orifice avec une peau tannée. Il se joue lors de cérémonie en milieu Touareg. Musique ancestrale et fédératrice des peuples nomades, le Tendé est joué pour se divertir mais sert aussi à renforcer la cohésion entre les populations lors des retrouvailles, mariages ou baptêmes. La fabrication de cet instrument traditionnel se fait avec des objets utilisés dans le ménage. « C’est cet objet-là dont on recouvre l’orifice avec une peau tannée. Ensuite, on met de chaque côté, de gros bâtons sur lesquels on s’assoit après l’avoir bien attaché et relié.

> Présentation de l’instrument Inzad
L’imzad, amzad, inzad, ou anzad est une vièle monocorde traditionnelle de la musique berbère, notamment des Touaregs, nomades du Sahara. Il est fabriqué et pratiqué exclusivement par les femmes. L’Imzad est mentionné dans le dictionnaire Touareg-français de Charles de Foucauld comme étant « l’instrument de musique favori, noble, élégant par excellence » ; c’est lui qui a toutes les préférences, qu’on chante dans les vers, après lequel on soupire quand on est loin du pays, dont il est comme le symbole et dont il rappelle toutes les douceurs ; l’imzad est le compagnon habituel des Ahal élégants ; on en joue aux hôtes qu’on veut honorer ; bien jouer de l’imzad est une qualité rare et recherchée chez une femme, « la perfection de la distinction et de l’élégance… « . Il est traditionnellement joué assis, par les femmes qui accompagnent en musique les poèmes et les chants des hommes, avec l’évocation de l’honneur guerrier, l’amour courtois, et le nomadisme dans le cas des touaregs. L’imzad se joue avec un archet et ne comporte qu’une corde en crins.

Présentation Guitare acoustique Touareg
La guitare touarègue défend la culture des Kel Tamasheq, « ceux qui parlent le tamasheq« , la langue des Touaregs parlée………………….Bibi Ahmed est un chanteur Nigérien d’origine d’Agadez au Nord du Niger. Dans un souci authentique d’explorer leurs univers musicaux respectifs, ils nous livrent un mélange unique de rock, blues, folk et tradition touareg, amplifié par des guitares électriques aux accents psychédéliques qui le rendent incomparable. Au carrefour des musiques actuelles et traditionnelles, un blues hypnotique comme une antithèse de la « world music » formatée.

Présentation de la Calebasse
La calebasse (musique) est le fruit de la calebasse, il est utilisé dans plusieurs instruments de musique à cordes ou percussion et existe depuis des millénaires dans la culture touareg. Pour battre la calebasse, le port de grosses bagues aux doigts ou des douilles de carabine (balles déjà utilisées) sont indispensables. Chaque bague a sa spécialité et son son unique. D’ou la nécessité de maîtriser les doigts et son . Généralement le savoir-faire se lègue de père en fils génération après génération. Les bagues sont commandées chez les forgerons soit de la famille ou un héritier du savoir-faire ancestral gardien de la tradition.

Présentation du Djembé
Le djembé est un instrument de percussion africain composé d’un fût de bois en forme de calicesur lequel est montée une peau de chèvre généralement dans la culture touareg choisie dès le bas âge. La chèvre est entretenue et suivie pour avoir une peau fine douce et selon la tradition elle doit être peaufinée par une femme mère de jumeaux. Tendue grâce à un système de tension que l’on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large engendre une grande richesse de timbre. La forme évasée du fût viendrait de celle du mortierà piler le grain.

NIVEAU REQUIS

Ouvert aux chanteurs et musiciens ayant des bases en chants (chanter juste et avoir une bonne oreille), en percussions et/ou en guitare.
Il est préconisé que les guitaristes viennent avec leurs instruments.

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• Date limite de demande de prise en charge : 22/03/2023 •
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BIOGRAPHIES

Créé en 1996 par le guitariste nigérien Bibi Ahmed, Group Inerane (label Sublime Frequencies) est devenu emblématique de la musique révolutionnaire touareg qui balaie le désert du Sahara. Leur musique est une arme politique, inspirée par les musiciens rebelles des camps de réfugiés libyens dans les années 1980 et 1990. Avides de rencontres et d’innovations, les membres du groupe évoluent au fil du temps. Dans le cadre d’une résidence de création à Marseille en 2014, à l’initiative de L’Embobineuse pour l’enregistrement d’un album, une nouvelle formation voit le jour : BIBI AHMED 4TET *.

Elle réunit deux membres du Groupe Inerane – le guitar hero énigmatique Bibi Ahmed et son complice Ikali Adam – et deux musiciens marseillais, le batteur Ahmad Compaoré et le bassiste Aurélien Arnoux. Dans un souci authentique d’explorer leurs univers musicaux respectifs, ils nous livrent un mélange unique de rock, blues, folk et tradition touareg, amplifié par des guitares électriques aux accents psychédéliques qui le rendent incomparable. Au carrefour des musiques actuelles et traditionnelles, un blues hypnotique comme une antithèse de la « world music » formatée.

BIBI AHMED & IKALI ADAM : guitares électriques, voix

Musicien touareg de nationalité nigérienne, Bibi Ahmed crée Groupe Inerane à 17 ans, revisitant la riche tradition des chansons écrites en tamasheq pour la nouvelle génération. Dans la lignée des grands ensembles de musique touareg (Tinariwen, Terakaft, Tamikrest), la formation est très active au Sahara et en Afrique de l’Ouest. Si leur parcours est indissociable des tourmentes politiques et des tragédies personnelles, leur musique ressemble toujours à ce qu’elle était à ses débuts : une musique sociale destinée à la danse et aux réjouissances, avec des chants exubérants propices à la transe, incarnation du message touareg d’espoir et d’égalité. Représentants d’une culture millénaire, partie intégrante du patrimoine de l’humanité, Bibi Ahmed et Ikali Adam sont porteurs d’une richesse qui doit se communiquer à tous ceux capables d’en saisir les trésors indicibles. Et le public est nombreux aujourd’hui en France et en Europe à vouloir goûter de cette authenticité forgée par les vents du désert…

AHMAD COMPAORÉ : batterie

D’origine égypto-burkinabé, Ahmad Compaoré confirme son talent singulier aux côtés de Fred Frith, Marc Ribot, Jamaaladeen Tacuma, Barre Phillips, Camel Zekri ou la chorégraphe égyptienne Karima Mansour. Dans un souci permanent d’exploration et de découverte, il partage sa créativité entre danse, théâtre et cinéma.

Deux fois lauréat Culturesfrance « Hors Les Murs », il a séjourné en Inde et au Japon dans le cadre de résidences de création. Hors de tout cloisonnement, il mène les expériences les plus extrêmes dans la musique expérimentale, le jazz et la fusion. Investi dans de nombreux projets, il est actuellement batteur au sein du quartet de Lucky Peterson.

AURÉLIEN ARNOUX : basse électrique

Passionné de free jazz et de blues, Aurélien Arnoux se forme à The New School de New-York suite à sa rencontre avec le contrebassiste improvisateur Barre

Phillips. De retour à Marseille, il obtient le Premier Prix de la classe de Jazz au Conservatoire National de Région. Il s’implique dans des projets pluridisciplinaires (musique, danse, théâtre) auprès des compagnies Les Bancs Publics, Incidence et La Force Molle. Il a notamment collaboré avec Raphaël Imbert, Rez Abbasi, Philippe Renault, Marion Rampal et Mama Ohandja ou des groupes de la scène expérimentale comme Das Simple, Oust! et Manuchello.

* Créé avec Jules Bernable à la basse.

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